Chacune a son histoire de traumatismes graves, soit dans leur enfance, soit à l’âge adulte. Et chacune poursuit un cheminement, avec La rue des Femmes, pour s’en sortir et pour reprendre une vie normale. Voici leurs témoignages :

Quand je suis arrivée à la Maison Olga, j’ai dit : je suis écoeurée de me faire mettre à la porte, partout, parce que je pleure. Alors, Suzanne* m’a prise dans ses bras, et je n’oublierai jamais, elle m’a regardée avec ses beaux yeux bleus et m’a dit : « Ici, tu vas rester le temps qu’il faudra ». Je suis restée à Olga pendant un an et un mois, puis j’ai trouvé du travail, je me suis mariée…

– Lisa*

« Depuis cinq ans, ma vie d’avant n’existe plus et ma nouvelle vie n’existe pas encore. Dans ce no man’s land, un ancrage : La rue des Femmes. Elle est mon lieu de vie, ma nourriture, ma sécurité. Ce nid, qui me porte et me supporte, m’a permis et me permet, en ce moment même, de passer… de la mort… à la vie… de mon tsunami à ma résurrection. Et ce n’est pas rien! »

– Nicole*

La rue des Femmes est ma santé psychologique : par les ateliers d’art-thérapie, qui m’ont permis, entre autres, de redécouvrir ma créativité; par les visites au musée, les sorties au théâtre; par la chorale; par le soutien inestimable de mon intervenante de suivi. Je me reconstruis!

– Thérèse*

Je suis tellement contente de vous avoir dans ma vie. Vous m’avez ouvert les yeux sur plein de points. Juste de savoir que croyez en moi et que certaines d’entre vous sont passées par là, je me dis que c’est possible pour moi. Je vous aime pour tout ce que vous êtes et me faites ressentir.

– Sarah*

Je sais que je vous en ai fait voir de toutes les couleurs. Mais c’est grâce à cela que j’ai su que c’était assez. Que je me suis choisie, moi, à la place de choisir la rue et la drogue.

– Kathy*

À La rue des Femmes, j’ai enfin rencontré le don pur, gratuit et sans attentes. Toutes ces femmes qui gravitent tout autour, donatrices et donateurs de temps, d’argent, de cadeaux, avec pour toile de fond ce remarquable don du cœur. Merci!

– Francine*

 

*PRÉNOMS FICTIFS